mercredi 14 janvier 2026

La colère d’un père

 


Normalement je n’utilise pas mon blogue pour ce genre de texte. Aujourd’hui je fais une exception car ma colère et mon indignation sont trop grandes. J’explose. Je vous explique. J’ai un fils qui a maintenant quarante-sept ans qui vit depuis sa naissance avec une différence. Je l’adore. Il a contribué beaucoup à faire de moi une meilleure personne plus aimante, plus empathique.

 Je viens de recevoir cette lettre dont je vous publie un extrait.

« Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a annoncé la fin des allocations versées (contribution de 2,50 $/demi-journée) aux personnes participant à des activités socioprofessionnelles (atelier, plateau et stage de travail), à compter du 31 janvier 2026. Cette décision entraîne l’arrêt du versement de l’allocation à cette date. »

Imaginez! On coupe le maigre cinq dollars par jour à cette clientèle fragile où ce travail donnait un sens à leur vie. On coupe ce qui ne coûte même pas une tasse de café. Moi et mon épouse malheureusement décédée depuis près de quatre ans on a toujours voulu rendre notre fils autonome depuis le début de son âge adulte. Ce travail servait à le valoriser et à le rendre utile pour la société.

 Précisons que ces «activités socioprofessionnelles» rendent un énorme service à la société et aux entreprises. L’endroit où mon fils travaille reçoit des contrats des compagnies. Il contribue ainsi à enrichir ces compagnies pour un maigre petit cinq piastres pas jour. Vous comprenez maintenant toute ma colère. Ces personnes qui ne l’ont pas facile dans la vie et qui se valorisent dans ce travail eh bien on leur demande de le faire maintenant gratuitement.

 Dans quelle société vivons-nous? Expliquez-moi. Je ne comprends pas, mais non je comprends trop bien. Je suis à lire ces deux livres dont je vous mets les titres ci-dessous.  Je vomis sur ces milliardaires qui torpillent la planète, qui exploitent le bon peuple, qui mènent les gouvernements sans vergogne, qui achètent les élections et qui mettent au pouvoir des crapules. Quand allons-nous nous réveiller?



dimanche 11 janvier 2026

À ma tante Marie-Lourdes

 


Tu t’en es allée un 24 décembre

Dans la sérénité et le silence de ta chambre

Après quatre-vingt-quatorze hivers

Il était temps de changer d’horizon

 

Tu avais assez vu cette chambre

Où depuis des jours tu espérais

Cette issue finale tant espérée

Partir sans fracas ni tempête

 

Tu savais qu’un moment viendrait

Où ta vie devait s’effacer

Toi tante aimante et humble

Où ton regard pointait déjà dans l’au-delà

 

Tes deux filles et ton fils

T’ont rendu un ultime hommage

Nous les neveux et nièces

Avons échangé des souvenirs

 

Maintenant tu as atteint un autre rivage

Tu nous regardes maintenant de haut

Tu as fermé ton terrestre livre

D’autres pages s’ouvriront là où tu es

 

Rien ne presse maintenant

Merci pour ta présence tranquille

Maintenant tu as changé de décor

Tu vivras dans nos souvenirs