Frère, l’heure est venue où je pulse quelques vers
Une fois de plus je veux que mes mots
Traversent ce rang du Bic
Pour t’apporter ma complice amitié
Tu vis dans ce rang depuis tant d’années
Cette école devenue ta maison
Symbolise ta vaste culture
Où tes mots sont des étincelles
Il m’est venu lors d’une visite
De contempler ces champs ouverts
Vers ce grand fleure propice
À la création et à la contemplation
Tes livres et tes vers se confondent
Dans ton être rêveur comme des compagnons
Inséparables cherchant à quelque part
À repousser les limites de l’ignorance
Toi mon frère tu rejettes les frontières
Ce n’est pas par hasard si tu vis
Près de ce grand fleuve qui t’ouvre
Sur ton monde sans frontières
Tes mots comme une lampe
Éclairent la nuit inquiète
Qui se demande en ces temps incertains
Ce que sera ce jour qui se lève
Je sais mon frère que ton corps
Te donne des signes incertains
Mais tu es pour moi un Sisyphe
Qui ose toujours remarcher
Dans la lumière