mardi 17 mars 2026

À Guy — pour tes 78 ans

 


Frère, l’heure est venue où je pulse quelques vers

Une fois de plus je veux que mes mots

Traversent ce rang du Bic

Pour t’apporter ma complice amitié

 

Tu vis dans ce rang depuis tant d’années

Cette école devenue ta maison

Symbolise ta vaste culture

Où tes mots sont des étincelles

 

Il m’est venu lors d’une visite

De contempler ces champs ouverts

Vers ce grand fleure propice

À la création et à la contemplation

 

Tes livres et tes vers se confondent

Dans ton être rêveur comme des compagnons

Inséparables cherchant à quelque part

À repousser les limites de l’ignorance

 

Toi mon frère tu rejettes les frontières

Ce n’est pas par hasard si tu vis

Près de ce grand fleuve qui t’ouvre

Sur ton monde sans frontières

 

Tes mots comme une lampe

Éclairent la nuit inquiète

Qui se demande en ces temps incertains

Ce que sera ce jour qui se lève

 

Je sais mon frère que ton corps

Te donne des signes incertains

Mais tu es pour moi un Sisyphe

Qui ose toujours remarcher

Dans la lumière

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