mardi 16 juin 2026

Les yeux de Mona

 


Je viens de terminer la lecture du roman de Thomas Schlesser dont le titre est Les yeux de Mona. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, il y a certains romans qu’on quitte avec nostalgie une fois rendu à la dernière page. Ce fut le cas avec ce roman. Mona avec son grand-père visite 52 chefs d’œuvre. Vraiment une initiation à la beauté.

 

Rendu à la page 475, l’auteur vient vraiment me chercher, moi qui adore écrire et réfléchir et poétiser sur la condition humaine. Je vous mets ici sous forme de vers ces quelques phrases qui viennent de me bouleverser, mais tellement authentiques.

 

On croit que grandir

C’est accumuler des gains

Des gains d’expérience

De connaissance

Des gains matériels

 

Mais c’est un leurre

Grandir c’est perdre

Vivre sa vie

C’est accepter de la perdre

 

Vivre sa vie

C’est savoir

Lui dire au revoir

À chaque seconde

jeudi 11 juin 2026

Ton éphémère destinée

 


Dans la finitude de mon être

S’élève une sourde émotion

Qui vient d’une zone cachée

Qui tend à se révéler

 

Trop longtemps tenu dans l’ombre

À l’aube d’un printemps hâtif

Comme une brume matinale

Elle se dissipa discrètement

 

Qu’est ce que la vie m’envoyait

Qu’aurais-je à déchiffrer

Aller au-delà du visible

M’ouvrir une porte sur l’essentiel

 

Ne rien prendre pour acquis

Même pas les jours les mois

Tout peut basculer si vite

Tout devient si relatif

 

Cherche en toi l’essentiel

Cherche ailleurs que le dérisoire

Même si ce dérisoire a fait

De toi l’être que tu es