lundi 6 mars 2023

Après-midi martienne

 


Impossible d’oublier l’imprévisible

Irruption volcanique où les aiguilles

De l’horloge refusent d’aller plus loin

Dans ce qui semble être un brouillard lointain

 

Le ciel est bleu à San Francisco

Sombre l’atmosphère de mon salon

Il fallait signaler le 911

Que faire d’autre

 

Jamais je n’oublierai ce cri

Ce cerveau qui explose

Ce corps qui s’évanouit

Ce départ vers l’inévitable

 

Non le temps refuse de suspendre son envol

Les heures à venir seront loin

D’être propices malgré les suppliques

Pour repousser l’éventuelle

Nuit éternelle

 

Coulez mes larmes martiennes

Au souvenir de cet après-midi

Je dis pourquoi ici maintenant

Le temps aurait pu prendre son temps

Il ne me reste que le temps des souvenirs

 

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